Dans l’ Ultimate Cup Series, les deux grosses courses d’endurance, celle des protos et celle des GT se partagent les dates alternativement. Cette fois, pour la course vedette du samedi en fin d’après-midi, ce sont les GT qui tiennent le haut du pavé sur le beau circuit du Mugello inondé de soleil et évidemment de chaleur. Les protos seront en piste pour 4 heures également mais dimanche en matinée.

Il faisait donc encore solidement chaud quand vers 15h15, le starter lança le peloton des GT engagées dans cette coupe Kennol. Devant, en première ligne, la Ligier #68 celle du M Racing drivé par le multiple champion du monde de WTCC et de nombreuse fois vainqueur en Trophée Andros le solide Alsacien Yvan Muller. Qui d’ailleurs s’y colle aussi pour piloter, associé à Jean-Christophe David. Alors forcément, les connaisseurs avaient le regard tourné vers les chronos lorsque Yvan pris, en deuxième séance d’essai qualif le volant de la Ligier JS2 R5 que son associé avait déjà placé en haut de la grille. Deuxième l’inévitable Vortex des frères Gomez qui réussissaient à reléguer en deuxième ligne la seconde Ligier, celle pilotée par Olivier Pla, une autre figure du sport auto français.

Le meilleur départ pour une Ligier

Dès le départ, Jean -Christophe David prenait le large. Il est pilote bronze mais avec lui un monstre du sport automobile est un pilote ‘’Gold’’. Selon le règlement spécifique de l’Ultimate Cup, cela impose 48 secondes d’arrêts imposés de plus que pour la Vortex des frères Gomez , deux pilotes ‘’bronze’’ eux. Alors pas question de traîner.

Très rapidement, le Belge Lessennes se sortait et devait rentrer sa Porsche dans les stands.

Une Vortex, visiblement avec de soucis mécanique, la voiture de Philippe Bonnel devait stopper en hors-piste. Un peu plus tard, c’est la troisième Vortex qui sort celle de Fridman, plantée dans le bac à gravier. Il en reste une, celle de pointe qui s’arrête après quarante minutes mais c’est « une stratégie décalée » confie Olivier Gomez. David rentre lui aussi après 45 minutes mais il repart après avoir changé ses pneus arrière de sa Ligier. C’est visiblement très difficile pour tout le monde. « Il ne faut pas oublier, confie le boss Yvan Muller,que la température est d’une vingtaine de degrés au-dessus de celle de l’extérieur » En Toscane, ce samedi, il faisait alors 32° !

David impeccable dans la fournaise retrouvait la tête et s’attelait à construire une belle avance avant que son patron alsacien prenne le relais.

Muller repasse en tête

Ce qu’il faut une demi-heure avant la mi-course. Arnaud Gomez était repassé en tête. Muller partait à la chasse à la Vortex. Relégué à un tour il ne baissait pas le rythme et peu à peu revenait sur l’Orange mécanique des frangins de Pezenas. Au rythme de cinq à sept secondes au tours la tâche semblait rude mais visiblement l’homme d’Altkitch avait de la ressource. Derrière les deux leaders, grosse prestation des Porschistes qui trustent les 3, 5, 6 et 7ème places et de la Lambo du Schumacher GP qui elle navigue à la 4 ème.

Un peu après la mi-course, Muller était passé devant et commençait à se refabriquer un pécule pour affronter les derniers souffles de l’air torride de la campagne toscane.

Inlassablement sur le métier…

Nouveau changement, les Gomez repassent en tête. C’est au tour de David de s’y coller…De reprendre entre 4 et 6 secondes au tour.

A une heure de la fin de course, on sentait bien que chacun des deux teams avaient  encore quelques arguments à faire valoir dans cette rude empoignade. Les deux voitures de tête tournaient dans les mêmes 1’ 56’’.

Sablajoux Racing maitrise la Porsche Cup

Derrière, la cause semblait entendue. Reléguées à trois tours au minimum, les Porsche ne paraissaient plus en mesure de venir contester les positions de tête. Même constat pour la Lamborghini, toujours intercalée au milieu de l’escadrille allemande.

En tête de la Porsche Cup, la Porsche #888 de Seblajoux Racing devait toutefois encore composer avec son retard dans la séquence des arrêts aux stands. À une heure de l’arrivée, alors que cinq passages étaient requis pour chaque équipage, il lui en restait encore trois à effectuer. L’équipe a su les intégrer habilement dans la dernière partie de course afin de conserver les commandes de la catégorie. La #888 a finalement franchi la ligne en tête de la Porsche Cup.

Lors du dernier ravitaillement de la Vortex des Gomez, on commença à faire les comptes. Muller accéléra la cadence. En 1’ 50’’ 884, il mettait six secondes à sa rivale. La Vortex devait s’arrêter encore une fois puisqu’il fallait obligatoirement cinq arrêts. Ce qui évidemment ramenait la Ligier dans son proche sillage. Néanmoins avec 55 secondes de retard. Tout était encore possible. Mais peu à peu on ne respira plus chez Vortex. A 20 minutes du damier, il n’y avait plus que 45 secondes d’avances pour la Vortex en proie à un des petits soucis de moteurs, 4 et 6 secondes au tour… ça sentait la poudre : 32secondes d’avance dans le dernier quart d’heure. Longtemps Olivier Gomez résista à la furia du pilote de la Ligier. « On a un moteur qui nous donne du souci depuis le début du meeting avait confessé Arnaud Gomez. Mais qui sait…. » Son frère résista tant qu’il put mais. Dans l’avant dernière courbe « Je mets un coup de trois, je suis obligé. Je sais qu’Yvan est juste là… Je ne peux rien faire. Bon. A Spa on aura un moteur en pleine forme ».

Yvan Muller comme a ses plus beaux jours offrait à Ligier une superbe victoire. Mais que les deux Gomez avaient eux aussi bien joué le coup !

Classement final : cliquez ici

 

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